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Apple, le marché des apps : aujourd’hui et demain

Les parts de marché d’Apple sur ses différents secteurs d’activité méritent parfois quelques explications. Cet article a pour but d’éclaircir un peu les choses.

Le Mac

A ce jour, les parts de marché du Mac sont grosso-modo de 10 % au niveau mondial. L’évolution est régulière, avec une croissance annuelle de 23 % environ, soit 8 fois plus que les ventes de PC.

Ce qu’il faut savoir, c’est que 50 % des ventes sont des migrations de PC vers Mac.

De plus, depuis Janvier, le Mac dispose d’un App Store. Et le développement sur Mac repose sur la même base que le développement sur iOS. Hors, les iPad et iPhone doivent leur succès essentiellement à l’App Store.

Dernier élément à prendre en compte, l’arrivée imminente de Mac OS X Lion, prévu pour l’été 2011 (Windows 8 sortira en 2012). Tout comme l’iPad ou l’iPhone, il est centré autour des mêmes éléments qui ont été la recette du succès :

  • Mac App Store : un App Store totalement intégré au système, plus besoin de chercher des logiciels douteux sur le web ou bien acheter 4 fois la même application
  • du multi-touch : tout est centré autour du multi-touch, comme sur iOS, avec des actions à 1-2-3-4 doigts (retourner, agrandir, défiler, tapoter)
  • Launchpad : pour faire simple, il s’agit d’avoir une interface d’accès aux applications similaire à celle de l’iPad ou de l’iPhone
  • les apps en plein écran : la plupart des app peuvent être exécutées en plein écran et le passage de l’une à l’autre se fait en un glissement de doigts
  • quand on arrête une application, on reprend là où on était, comme sur iOS.

Il y a en plus tous les avantages du Mac : enregistrement automatique des différentes versions d’un fichier (avec machine à voyager dans le temps pour revenir à une précédente version) , les outils principaux pré-installés, les fonctionnalités serveur intégrées et un aspect fiabilité / sécurité mis à l’épreuve.

Aujourd’hui, un iMac coûte 1200 euros, un Macbook Air coûte 1000 euros, un Macbook coûte 1000 euros. C’est beau, c’est écologique et c’est prévu pour durer dans le temps. (compter 5 ans avant d’être obsolète, contre 3 ans pour un PC)

De là à dire que cela va favoriser son adoption auprès du grand public, ce serait comme dire que le grand public achètera un jour des applications sur son téléphone ou bien une tablette moins puissante qu’un ordinateur et plus grosse qu’un smartphone.

iPad

L’iPad n’aurait, selon les experts, jamais dû fonctionner car « inutile et trop grand ». « Il ne fait même pas téléphone ». « C’est un iPhone en plus gros ». Certes.

l’iPad 2 sort en mars 2011. Il est 2 fois plus rapide que son prédécesseur, 9 fois plus rapide sur les jeux vidéo (se situe au dessus de la Wii, un peu en dessous de la XBox 360). Il possède une sortie TV le poussant donc vers le jeu vidéo. Là où il est déjà expert. (Unreal Engine 3, moteur 3D présent sur de nombreuses consoles, a été adapté à iOS)

Il est leader du marché avec 90% des parts.

Son App Store est le plus gros existant.

Il est le moins cher de tous.

Il a même forcé Samsung à revoir sa stratégie.

Que dire de plus ?

iPhone

Encore une fois, un produit qui n’aurait jamais dû marcher : « Trop cher. », « Qui installerait des applications sur un téléphone ? », « On ne pourra jamais détrôner Sony et Nintendo avec les consoles portables ».

10 milliards de téléchargements sur App Store plus tard, 500 000 apps disponibles : c’est la plateforme d’applications qui a le plus grand succès et qui rapporte le plus aux développeurs.

En termes de parts de marchés des smartphones connectés en France, on est à 70 % environ selon GS StatsCounter, malgré 30% des ventes. On compte environ 30 % aux Etats-Unis. Les grands concurrents sont Blackberry (sur le déclin) et Android.

« Android est en plein essor » : oui, on remplace les téléphone Samsung avec OS maison par des Samsung Android. Et après ? Proportionnellement, Android devrait terrasser Apple sur le marché App Store. Hors, c’est loin d’être le cas. C’est d’ailleurs ce que les statistiques mettent en avant : si 30 % des ventes sont sur Android, partagées équitablement avec iOS et Blackberry, les connexions à Internet (Web, Mail, App Store) se font pour 70 % sur iOS, 20 % sur Android et 10 % sur les autres appareils. Et la découverte de plusieurs vers sur la plateforme de Google ne va pas arranger les choses.

Ce qu’il faut également prendre en compte, au delà du fait que l’Androphone est bien pour mémé qui a l’impression d’avoir un iPhone, c’est que le coût de développement est supérieur sur Android. On entâme donc la rentabilité. Surtout si la plateforme n’a pas un succès prépondérant sur le téléchargement des applications.

En terme de qualité, il faut également savoir que les consommateurs regardent de plus en plus au côté écolo. Hors, Apple travaille sur ce créneau, en faisant le bon équilibre avec la puissance du matériel et en favorisant le recyclage. L’entrée de gamme n’a jamais été en faveur de cet aspect.

Un autre point à ne pas négliger est l’arrivée de l’iPhone sur les réseaux CDMA, ce qui va apporter de nouvelles parts de marché à Apple aux Etats-Unis et en Asie.

Dernier point essentiel à prendre en compte est l’arrivée de l’iPhone 5, qui comme son grand frère l’iPad devrait être plus puissant et équipé du même type de matériel. L’aspect console de jeu dans la poche risque donc de se confirmer.

Avec iOS 4.3, la compatibilité iPhone 3G disparaît : un boulet en moins pour les développeurs. Les nouvelles applications seront donc compatibles avec ce matériel, mais pas de manière optimale. C’est l’obsolescence programmée. Chaque utilisateur pourra revendre son iPhone à son opérateur pour en acheter un neuf, moyennant une centaine d’euros en plus.

Qui dit matériel récent, dit de nouvelles possibilités en termes de développement.

iOS 5 : arrivée imminente

Que peut-on imaginer avec iOS 5, qui arrive cet été :

  • base Mac OS Lion au lieu de Snow Leopard (n’intéresse que les développeurs)
  • base matérielle limitée : de nouvelles possibilités en terme d’interface, avec plus d’effets
  • tout le matériel compatible est compatible avec OpenGL ES 2.0 : les jeux vidéos seront encore plus beaux
  • qui dit OpenGL ES 2.0 dit WebGL : le standard WebGL 1.0 vient d’être arrêté, son développement sur Mac est bien avancé et son développement sur iOS ne doit pas être loin derrière
  • exploitation optimale de Grand Central Dispatch : cette technologie qui est arrivée avec iOS 4 permet d’exploiter au mieux le multi-coeurs des nouveaux appareils, les applications existantes sont donc déjà optimisées
  • accéléromètre, GPS et boussole à tous les étages : tout le matériel supporté par iOS 5 permet la réalité augmentée, grâce à la disparition de l’iPhone 3G
  • caméra en façade sur les appareils récents, donc nouvelles possibilités
  • plus de puissance minimale = nouveaux outils pour les développeurs

En clair, la stratégie d’Apple consistant à avoir une visibilité sur 2-3 ans permet d’écraser la concurrence de la manière suivante :

  • le système iOS est très souple, donc le travail de migration d’une app vers iOS 5 est limité si on s’y est préparé
  • un nombre d’appareils limité signifie un travail d’optimisation moins long
  • ce même aspect favorise l’exploitation maximale des capacités techniques
  • la mise à jours de l’OS permet de redonner un coup de fouet au matériel, comme nous l’avons vu avec la sortie de iOS 4 sur iPad

iOS : la sécurité business

Pour conclure, les aspects importants à connaître sont donc les suivants :

  • parts de marché limitées sur le matériel ne signifie en aucun cas parts de marché limitées sur les apps (cf. Blackberry)
  • sans iOS, les tablettes et smartphones seraient livrés avec un stylet, un clavier rétractable et Windows Mobile
  • de tous les mauvais présages, aucun n’est arrivé
  • Apple garantie une compatibilité maximale sur 2 générations, une compatibilité minimale sur 3 générations : le coût est donc à calculer sur 2 ans, sans mauvaise surprise
  • un appareil iOS, ça se recycle : un cycle de consommation immatérielle
  • en restant sur du haut de gamme, Apple conserve ses parts de marchés à un bon niveau
  • Apple reste leader incontesté sur le marché des apps, malgré une concurrence très forte
  • la publicité sur iOS est plus percutante que la publicité télévisuelle
  • qui d’autre peut garantir une visibilité maximale sur la tranche de population la plus consommatrice ?
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Mac OS X

L’ordinateur a son App Store

L’App Store d’Apple, intégré à iOS, est connu pour être la plateforme de téléchargement la plus complète et la plus utilisée. Elle contient plus de 300 000 applications téléchargées plus de 3 milliards de fois sur quelques 70 millions d’iPhone, iPad et iPod Touch. (chiffres évalués en octobre 2010)

Fort de ce succès impressionnant, Apple n’a pas souhaité s’arrêter là.

Dans quelques mois, vous pourrez décourir le Mac App Store.

L’App Store : un outil apprécié

Au delà des chiffres, ce qui plait beaucoup dans l’App Store, c’est sa facilité d’utilisation.

La procédure d’installation d’une application est simple :

  • on créé un compte iTunes
  • on enregistre sa carte bancaire
  • il suffit ensuite de sélectionner l’application à télécharger pour qu’elle s’installe automatique.

Pour ce qui est de la mise à jour, une alerte informe automatiquement du nombre de mises à jour en attente : il suffit de valider les mises à jour et le reste se fait tout seul.

Il en est de même pour le changement d’appareil : si vous avez acheté une application sur iPhone et que vous souhaitez la récupérer sur iPad, il vous suffit de rentrer vos coordonnées iTunes dans l’App Store pour la télécharger de nouveau gratuitement.

Pour résumer, cette solution est à la fois :

  • simple
  • rapide
  • automatique
  • économe (on achète une fois, on télécharge à souhait)

L’écran d’accueil iOS et ses applications

Ce qui fait le succès d’iOS, ce sont évidemment ses applications, qui se lancent instantanément, en plein écran, et se stoppent tout aussi facilement.

Second facteur de ce succès, la facilité pour retrouver une application : l’écran d’accueil. Toutes les icônes y sont accessibles facilement, rangées éventuellement dans des dossiers.

L’ordinateur personnel : un outil compliqué

Aujourd’hui, lorsque l’on a un ordinateur, les choses ne sont pas si simples que sur un iPhone ou un iPad.

Je veux aller sur Internet. Si je suis sur un PC Windows (Mac et Linux sont pour le moment épargnés) je dois m’assurer que j’ai bien installé mes anti-virus, qu’ils sont à jour, que j’ai bien mon anti-spam, qu’il est à jour et que j’ai fait toutes les mises à jour nécessaires.

Là, je peux aller sur Internet.

Maintenant, j’ai besoin d’un logiciel de traitement de texte : lequel choisir ? Où le trouver ? Combien va-t-il me coûter ? Comment vais-je payer ? Comment ça se passe pour les mises à jour ? Est-ce le vrai ou est-ce un virus caché ?

Je caricature un peu, mais c’est quand même un peu ça.

J’ai tous mes logiciels d’installés, l’ordinateur tombe en panne, je perd mes licences, je dois télécharger la bonne version, compatible avec mon système.

Ensuite, je veux simplement aller sur Facebook ou Twitter, sans y passer 3 jours. Ponctuellement, rapidement. Ce n’est pas forcément si simple : il faut trouver le bon logiciel, parfois se rendre sur Internet, … Et encore, si on a trouvé le logiciel parmi les nombreuses applications installées (en particulier sous Windows, où il faut parcourir menus, sous-menus voir sous-sous-menus…)

En clair, j’ai un ordinateur super complet pour le boulot : ça c’est génial. Par contre, dès que je veux faire un truc simple et rapide, c’est impossible.

Mac App Store : simplifiez-vous l’informatique

Apple a su, par son expérience iOS, montrer son intérêt pour la simplicité et l’efficacité.

C’est d’ailleurs ce qui fait le succès du Mac, malgré sa part encore mince face au PC. Pour faire simple et rapide, le Mac représente 20,7 % des ventes d’ordinateurs aux Etats-Unis. Au total, cela représente tout de même 50 millions d’utilisateurs dans le monde.

Aujourd’hui, Mac OS X est déjà très optimisé pour la simplicité et l’efficacité : un menu Applications rapide d’accès, pas de fioritures, une seule barre de menu, Spotlight, une ergonomie épurée. Tout ce qui fait que, dans la majorité des cas, un utilisateur Mac ne reviendra jamais sur PC.

Cependant, on n’est pas encore au niveau d’iOS mais en même temps il faut conserver cet aspect « outil de travail » qui le rend aussi puissant que compliqué.

C’est donc là qu’est née l’idée du Mac App Store.

Trouver une application n’a jamais été aussi simple

Le Mac App Store sera accessible aux alentours de fin décembre 2010 – début janvier 2011 gratuitement pour tous les utilisateurs de Mac OS X Snow Leopard, la version actuelle de Mac OS X.

Cet App Store reprend les mêmes éléments que l’App Store iOS :

  • accès via le compte iTunes
  • applications gratuites et payantes
  • moteur de recherche
  • commentaires et notes
  • catégories

En clair, un accès rapide, simple et sécurisé au catalogue d’applications pour Mac.

La simplicité de l’installation et de la mise à jour

Tout comme sur l’App Store iOS, il vous suffit de sélectionner une application pour la télécharger et l’installer.

Vous serez automatiquement averti des mises à jour disponibles.

Vous ne paierez qu’une fois et téléchargerez quand vous voudrez.

La qualité au rendez-vous

Tout comme pour l’App Store iOS, un système de validation sera mis en place par Apple afin de garantir la qualité des applications disponibles.

L’accès rapide aux applications

Ce système ne serait pas complet sans un accès aussi simple et rapide aux applications que sur iOS.

Avec le LaunchPad, vous aurez automatiquement accès à toutes vos applications, comme sur iPad.

LaunchPad sera intégré à la prochaine version de Mac OS X Lion (10.7) disponible pour l’été 2011.

Sur le site Apple

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