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Applications iPhone

iOS, Android, Flash, HTML5 et le futur

Une petite étude du marché mobile est toujours utile pour faire les meilleurs choix stratégiques.

Parts de marché mobile

Aujourd’hui

Si l’on prend les parts de marché de manière générale, on se rend compte que 2 leaders incontestés émergent :

  • Apple, avec iOS
  • Google, avec Android.
En prenant en compte les parts de marché sur les ventes, on distingue que les parts de marché des 2 leaders sont identiques en volume de vente. iOS est disponible sur 2 modèles d’appareils et Android est disponible sur plusieurs dizaines de modèle. Ce dernier remplace en effet dans bien des cas les OS propres aux constructeurs.
Sur le marché des apps, la tendance est un peu plus à l’avantage d’Apple qui a environ 70% des parts de marché sur ce créneau.
A ce jour, les 2 OS mobiles sont donc au coude à coude, après une forte montée d’Android.

Demain

En voyant les statistiques, il serait tentant de conclure qu’à terme Google pourrait dépasser Apple sur le marché mobile et devenir leader incontesté.

Cependant, tout Android vendu n’est pas forcément utilisé. Les taux de retours sur cette plateforme seraient d’environ 30 à 40 %, l’OS étant jugé trop complexe. (source : http://techcrunch.com/2011/07/26/androids-dirty-secret-shipping-numbers-are-strong-but-returns-are-30-40/ )

Sur ces mêmes critères, Apple à un taux de retours de 1,7%, ce qui est négligeable.

De là à dire que les parts de marché Android pourraient revenir à Apple,  il n’y a qu’un pas. Mais ce n’est pas tout.

Demain (encore)

Ce qu’attendent les utilisateurs « normaux » (comprendre non-geeks) est un OS qui fonctionne, est novateur et vieillit bien.

A ce jour, les principaux reproches fait à iOS et l’iPhone en général sont :

  • le coût
  • la nécessité de passer par iTunes pour synchroniser et mettre à jour
  • certaines fonctionnalités manquantes ou inégales vis-à-vis de la concurrence.
Ce à quoi Apple répond, grâce à iOS 5, disponible cet automne de la manière suivante :
  • le service gratuit iCloud permet de ne plus jamais perdre ses contacts, courriel et autres, le tout sans manipulation particulière
  • iCloud permet également de transférer directement les photos de l’iPhone à l’ordinateur (ou Apple TV / iPad) via Internet
  • quasiment tout ce qui faisait la différence chez les autres a été intégré à iOS (nouveau système Push, iMessages, …)
  • l’ordinateur n’est plus indispensable pour les mises à jour
  • les mises à jour des applications et du système sont plus légères
  • les performances et la stabilité ont (encore) été améliorées.
De son côté, Google propose également de nombreuses nouveautés dans Android 4.0.
Cependant, il requiert des machines plus performantes pour les fonctionnalités phares, ce qui accentue de fait le phénomène de segmentation.
Personne n’aime acheter un appareil dépassé dans les 6 mois. On ne se fait avoir qu’une fois.

Flash et HTML5

S’il y a bien une fonctionnalité que devait intégrer iOS pour avoir une chance de percer, c’était bien l’usage du plugin Flash. Il n’est toujours pas là et ne le sera très certainement jamais.

Flash : une technologie destinée aux ordinateurs

Si on regarde un peu le fonctionnement de Flash par le principe, il s’agit au final d’une interprétation d’un code spécifique par une application spécifique.

En résumé :

  • plus de possibilités (liberté totale)
  • moins de portabilité (machines inégales)
  • usage intensif du matériel.
Si, à l’époque où le web était réservé aux ordinateurs, les problèmes de portabilité et de gestion de l’autonomie ne posaient pas de problème, ils en posent aujourd’hui.

Le point de vue d’Adobe

Adobe, qui propose la technologie Flash, utilise pleinement HTML5 dans ses produits :

  • Dreamweaver est compatible HTML5/CSS3
  • Flash permet maintenant l’exportation d’animations en HTML5
  • Illustrator gère également le HTML5, spécifiquement au travers du SVG
  • InDesign gère le HTML5 pour l’exportation au format eBook.
En clair, on assiste à une migration progressive de Flash vers HTML5.

HTML5 et les mobiles

Aujourd’hui, HTML5 a une courbe d’évolution rapide qui lui permettra, à terme, d’aller au-delà de ce que propose Flash aujourd’hui, notamment grâce à des fonctionnalités telles que WebGL qui permet d’intégrer de la vraie 3D dans une page web, ou bien l’intégration native de la vidéo.

La tendance du marché veut que, selon une étude de ABI Research ( http://www.abiresearch.com/press/3730-2.1+Billion+HTML5+Browsers+on+Mobile+Devices+by+2016+says+ABI+Research ) , les appareils compatibles HTML5 soient environ, d’ici 2016, autour de 2,1 milliards. En 2010, on en dénombrait seulement 109 millions.

Cette adoption dans les smartphones et les tablettes pourrait accélérer le déclin de Flash qui pourrait arriver bien plus vite que prévu.

Apple, Google et les autres face à HTML5

Du fait qu’Apple et Google travaillent sur le même système de rendu HTML (WebKit) les mets de fait à l’avantage.

Apple profit d’une légère avance car ils ont été les premiers à s’intéresser à cette technologie et Google n’a pas la capacité de s’adapter aussi vite sur le mobile.

De son côté, le Blackberry intègre depuis peu HTML5 mais est arrivé trop tard.

Web apps et apps natives

Sur chaque plateforme mobile, 2 formats d’applications sont disponibles :

  • les web apps, utilisant les technologies web (HTML5, CSS3, JavaScript)
  • les apps natives, utilisant les capacités maximales de l’appareil.
Dans bien des cas, la web app est suffisante :
  • elle est suffisamment performante pour la présentation d’informations
  • elle est en majeure partie portable sur les différents OS.
Cependant, elle a également ses lacunes :
  • reposant sur les technologies web, elle n’aura jamais les performances maximales
  • dès que l’on souhaite avoir de bonnes performances, le code devient plus complexe à gérer
  • l’interface doit s’adapter à l’ergonomie de l’OS hôte, ce qui nécessite un travail supplémentaire et plus de tests
  • on n’a pas accès à toutes les possibilités offertes par l’appareil (Push, Carnet d’adresses, Agenda, Caméra pour la réalité augmentée, ..)
Cependant, l’app native a également ses contraintes :
  • validation nécessaire
  • programmation initiale plus complexe.

Conclusion

En prenant en compte ces différents paramètres, la tendance serait donc la suivante :

  • iOS reste majoritaire avec Android en bon second
  • les Blackberry, Nokia, Windows Phone restent minoritaires
  • HTML5 assure une compatibilité maximale à terme
  • les web apps et les apps natives sont complémentaires, chaque usage devant être correctement estimé.
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iPad iPhone Mac OS X Web

Apple, le marché des apps : aujourd’hui et demain

Les parts de marché d’Apple sur ses différents secteurs d’activité méritent parfois quelques explications. Cet article a pour but d’éclaircir un peu les choses.

Le Mac

A ce jour, les parts de marché du Mac sont grosso-modo de 10 % au niveau mondial. L’évolution est régulière, avec une croissance annuelle de 23 % environ, soit 8 fois plus que les ventes de PC.

Ce qu’il faut savoir, c’est que 50 % des ventes sont des migrations de PC vers Mac.

De plus, depuis Janvier, le Mac dispose d’un App Store. Et le développement sur Mac repose sur la même base que le développement sur iOS. Hors, les iPad et iPhone doivent leur succès essentiellement à l’App Store.

Dernier élément à prendre en compte, l’arrivée imminente de Mac OS X Lion, prévu pour l’été 2011 (Windows 8 sortira en 2012). Tout comme l’iPad ou l’iPhone, il est centré autour des mêmes éléments qui ont été la recette du succès :

  • Mac App Store : un App Store totalement intégré au système, plus besoin de chercher des logiciels douteux sur le web ou bien acheter 4 fois la même application
  • du multi-touch : tout est centré autour du multi-touch, comme sur iOS, avec des actions à 1-2-3-4 doigts (retourner, agrandir, défiler, tapoter)
  • Launchpad : pour faire simple, il s’agit d’avoir une interface d’accès aux applications similaire à celle de l’iPad ou de l’iPhone
  • les apps en plein écran : la plupart des app peuvent être exécutées en plein écran et le passage de l’une à l’autre se fait en un glissement de doigts
  • quand on arrête une application, on reprend là où on était, comme sur iOS.

Il y a en plus tous les avantages du Mac : enregistrement automatique des différentes versions d’un fichier (avec machine à voyager dans le temps pour revenir à une précédente version) , les outils principaux pré-installés, les fonctionnalités serveur intégrées et un aspect fiabilité / sécurité mis à l’épreuve.

Aujourd’hui, un iMac coûte 1200 euros, un Macbook Air coûte 1000 euros, un Macbook coûte 1000 euros. C’est beau, c’est écologique et c’est prévu pour durer dans le temps. (compter 5 ans avant d’être obsolète, contre 3 ans pour un PC)

De là à dire que cela va favoriser son adoption auprès du grand public, ce serait comme dire que le grand public achètera un jour des applications sur son téléphone ou bien une tablette moins puissante qu’un ordinateur et plus grosse qu’un smartphone.

iPad

L’iPad n’aurait, selon les experts, jamais dû fonctionner car « inutile et trop grand ». « Il ne fait même pas téléphone ». « C’est un iPhone en plus gros ». Certes.

l’iPad 2 sort en mars 2011. Il est 2 fois plus rapide que son prédécesseur, 9 fois plus rapide sur les jeux vidéo (se situe au dessus de la Wii, un peu en dessous de la XBox 360). Il possède une sortie TV le poussant donc vers le jeu vidéo. Là où il est déjà expert. (Unreal Engine 3, moteur 3D présent sur de nombreuses consoles, a été adapté à iOS)

Il est leader du marché avec 90% des parts.

Son App Store est le plus gros existant.

Il est le moins cher de tous.

Il a même forcé Samsung à revoir sa stratégie.

Que dire de plus ?

iPhone

Encore une fois, un produit qui n’aurait jamais dû marcher : « Trop cher. », « Qui installerait des applications sur un téléphone ? », « On ne pourra jamais détrôner Sony et Nintendo avec les consoles portables ».

10 milliards de téléchargements sur App Store plus tard, 500 000 apps disponibles : c’est la plateforme d’applications qui a le plus grand succès et qui rapporte le plus aux développeurs.

En termes de parts de marchés des smartphones connectés en France, on est à 70 % environ selon GS StatsCounter, malgré 30% des ventes. On compte environ 30 % aux Etats-Unis. Les grands concurrents sont Blackberry (sur le déclin) et Android.

« Android est en plein essor » : oui, on remplace les téléphone Samsung avec OS maison par des Samsung Android. Et après ? Proportionnellement, Android devrait terrasser Apple sur le marché App Store. Hors, c’est loin d’être le cas. C’est d’ailleurs ce que les statistiques mettent en avant : si 30 % des ventes sont sur Android, partagées équitablement avec iOS et Blackberry, les connexions à Internet (Web, Mail, App Store) se font pour 70 % sur iOS, 20 % sur Android et 10 % sur les autres appareils. Et la découverte de plusieurs vers sur la plateforme de Google ne va pas arranger les choses.

Ce qu’il faut également prendre en compte, au delà du fait que l’Androphone est bien pour mémé qui a l’impression d’avoir un iPhone, c’est que le coût de développement est supérieur sur Android. On entâme donc la rentabilité. Surtout si la plateforme n’a pas un succès prépondérant sur le téléchargement des applications.

En terme de qualité, il faut également savoir que les consommateurs regardent de plus en plus au côté écolo. Hors, Apple travaille sur ce créneau, en faisant le bon équilibre avec la puissance du matériel et en favorisant le recyclage. L’entrée de gamme n’a jamais été en faveur de cet aspect.

Un autre point à ne pas négliger est l’arrivée de l’iPhone sur les réseaux CDMA, ce qui va apporter de nouvelles parts de marché à Apple aux Etats-Unis et en Asie.

Dernier point essentiel à prendre en compte est l’arrivée de l’iPhone 5, qui comme son grand frère l’iPad devrait être plus puissant et équipé du même type de matériel. L’aspect console de jeu dans la poche risque donc de se confirmer.

Avec iOS 4.3, la compatibilité iPhone 3G disparaît : un boulet en moins pour les développeurs. Les nouvelles applications seront donc compatibles avec ce matériel, mais pas de manière optimale. C’est l’obsolescence programmée. Chaque utilisateur pourra revendre son iPhone à son opérateur pour en acheter un neuf, moyennant une centaine d’euros en plus.

Qui dit matériel récent, dit de nouvelles possibilités en termes de développement.

iOS 5 : arrivée imminente

Que peut-on imaginer avec iOS 5, qui arrive cet été :

  • base Mac OS Lion au lieu de Snow Leopard (n’intéresse que les développeurs)
  • base matérielle limitée : de nouvelles possibilités en terme d’interface, avec plus d’effets
  • tout le matériel compatible est compatible avec OpenGL ES 2.0 : les jeux vidéos seront encore plus beaux
  • qui dit OpenGL ES 2.0 dit WebGL : le standard WebGL 1.0 vient d’être arrêté, son développement sur Mac est bien avancé et son développement sur iOS ne doit pas être loin derrière
  • exploitation optimale de Grand Central Dispatch : cette technologie qui est arrivée avec iOS 4 permet d’exploiter au mieux le multi-coeurs des nouveaux appareils, les applications existantes sont donc déjà optimisées
  • accéléromètre, GPS et boussole à tous les étages : tout le matériel supporté par iOS 5 permet la réalité augmentée, grâce à la disparition de l’iPhone 3G
  • caméra en façade sur les appareils récents, donc nouvelles possibilités
  • plus de puissance minimale = nouveaux outils pour les développeurs

En clair, la stratégie d’Apple consistant à avoir une visibilité sur 2-3 ans permet d’écraser la concurrence de la manière suivante :

  • le système iOS est très souple, donc le travail de migration d’une app vers iOS 5 est limité si on s’y est préparé
  • un nombre d’appareils limité signifie un travail d’optimisation moins long
  • ce même aspect favorise l’exploitation maximale des capacités techniques
  • la mise à jours de l’OS permet de redonner un coup de fouet au matériel, comme nous l’avons vu avec la sortie de iOS 4 sur iPad

iOS : la sécurité business

Pour conclure, les aspects importants à connaître sont donc les suivants :

  • parts de marché limitées sur le matériel ne signifie en aucun cas parts de marché limitées sur les apps (cf. Blackberry)
  • sans iOS, les tablettes et smartphones seraient livrés avec un stylet, un clavier rétractable et Windows Mobile
  • de tous les mauvais présages, aucun n’est arrivé
  • Apple garantie une compatibilité maximale sur 2 générations, une compatibilité minimale sur 3 générations : le coût est donc à calculer sur 2 ans, sans mauvaise surprise
  • un appareil iOS, ça se recycle : un cycle de consommation immatérielle
  • en restant sur du haut de gamme, Apple conserve ses parts de marchés à un bon niveau
  • Apple reste leader incontesté sur le marché des apps, malgré une concurrence très forte
  • la publicité sur iOS est plus percutante que la publicité télévisuelle
  • qui d’autre peut garantir une visibilité maximale sur la tranche de population la plus consommatrice ?
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